Je l’ai déjà dit sur le blog : avant de partir, j’aime comprendre l’histoire d’un lieu. Ça change complètement la façon de regarder une cathédrale, un palais ou même une simple place. Et l’Espagne a une histoire incroyablement riche, faite de peuples et de cultures qui se sont succédé et mélangés. Voici l’essentiel, sans faire un cours d’histoire 🙂
Des Romains à Al-Andalus
Bien avant les Romains, la péninsule est habitée par les Ibères et les Celtes, puis visitée par les Phéniciens et les Grecs qui y fondent des comptoirs. À partir du IIe siècle avant J.-C., Rome conquiert la région, qui devient l’Hispanie. Il en reste de magnifiques vestiges, comme l’aqueduc de Ségovie ou le théâtre de Mérida.
Après la chute de l’Empire romain, les Wisigoths prennent le pouvoir. Puis, en 711, des troupes musulmanes venues d’Afrique du Nord traversent le détroit de Gibraltar. Commence alors l’époque d’Al-Andalus, qui va durer près de huit siècles dans le sud. Cordoue devient l’une des plus grandes villes d’Europe, et cette période nous laisse des merveilles comme la Mezquita de Cordoue ou l’Alhambra de Grenade.
1492, l’année qui change tout
Pendant des siècles, les royaumes chrétiens du nord reprennent peu à peu le territoire : c’est la Reconquista. Le mariage d’Isabelle de Castille et de Ferdinand d’Aragon, en 1469, unit les deux principaux royaumes. Et en 1492, tout s’accélère : prise de Grenade, dernier royaume musulman, et premier voyage de Christophe Colomb, financé par les Rois catholiques.
Le Siècle d’or et l’empire
Aux XVIe et XVIIe siècles, l’Espagne devient une immense puissance, avec un empire qui s’étend jusqu’aux Amériques. C’est aussi le Siècle d’or des arts : Cervantès écrit Don Quichotte, Velázquez peint Les Ménines. Au début du XVIIIe siècle, la guerre de Succession d’Espagne installe la dynastie des Bourbons, toujours sur le trône aujourd’hui.
Le XXe siècle : de la guerre civile à la démocratie
C’est la période la plus douloureuse. La guerre civile (1936-1939) déchire le pays, puis le général Franco impose une dictature jusqu’à sa mort en 1975. Les langues régionales comme le catalan ou le basque sont alors réprimées. Vient ensuite la transition démocratique, avec la Constitution de 1978, puis l’entrée dans l’Union européenne en 1986. Ce passé récent explique en partie pourquoi l’identité régionale reste si forte aujourd’hui.
La culture espagnole au quotidien
- Les régions avant tout : un Catalan, un Basque ou un Andalou vous parlera souvent de sa région avant de vous parler de l’Espagne.
- Les tapas : plus qu’un plat, c’est une façon de manger, de bar en bar, en partageant. Dans le nord, on parle de pintxos.
- La sobremesa : ce moment où l’on reste à table à discuter longtemps après la fin du repas. À adopter sans modération.
- Le flamenco : chant, guitare et danse nés en Andalousie, inscrits au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
- Les fêtes : chaque ville, chaque village a la sienne, souvent avec processions, feux d’artifice et repas dans la rue.
- Les artistes : Goya, Picasso, Dalí, Miró, Gaudí… Les musées espagnols sont une vraie raison de voyager.
Quelques codes à connaître
On se fait facilement la bise (deux, comme en France), on parle fort et avec les mains, et on vit dehors, sur les places et les terrasses. Respectez les horaires locaux, faites l’effort de dire quelques mots en espagnol (ou en catalan à Barcelone !), et l’accueil sera toujours chaleureux.
Envie de voir tout ça de vos propres yeux ? Rendez-vous sur la page Que faire en Espagne.
