L’Irlande, c’est le pays des paysages qui coupent le souffle et des gens qui vous parlent comme si vous étiez un vieil ami. Des falaises battues par l’Atlantique, des collines d’un vert qu’on ne voit nulle part ailleurs, des ruines de monastères perdues dans la brume… et le soir, une musique traditionnelle qui s’échappe d’un pub.
C’est une destination parfaite pour ceux qui aiment la nature, les grands espaces et l’authenticité. Et ça tombe bien, c’est exactement ce que j’aime 🙂
Pourquoi partir en Irlande ?
- Des paysages sauvages : falaises, lacs, tourbières, côtes déchiquetées.
- L’accueil : les Irlandais ont une réputation de chaleur et d’humour bien méritée.
- L’histoire : des sites préhistoriques plus vieux que les pyramides, des châteaux, des monastères.
- La culture des pubs : pas seulement pour boire une bière, mais pour écouter de la musique et discuter.
- Le road trip : la côte ouest est l’un des plus beaux itinéraires d’Europe.
Quand partir en Irlande ?
Le climat irlandais est océanique : doux toute l’année, rarement très chaud ou très froid, et… oui, il pleut souvent. Mais souvent ne veut pas dire tout le temps : la météo change vite, et un rayon de soleil sur les collines après une averse, c’est magique pour la photo.
- Le printemps (avril-mai) : la nature reverdit, les journées s’allongent et il y a encore peu de monde. Mon choix.
- L’été (juin à août) : les journées les plus longues et les températures les plus douces, mais c’est la haute saison, surtout sur les sites célèbres.
- L’automne (septembre-octobre) : de belles lumières et une ambiance plus calme.
- L’hiver : frais, venteux et des journées courtes. Certains sites et hébergements de campagne ferment, mais Dublin reste animée.
La fête à ne pas manquer : la Saint-Patrick, le 17 mars, fête nationale célébrée dans tout le pays avec des parades, de la musique et beaucoup de vert. Dublin est alors noire de monde : réservez très tôt.
À savoir avant de partir en Irlande
- Formalités : l’Irlande fait partie de l’Union européenne. Pour un Français, la carte d’identité ou le passeport suffit. Pensez à votre carte européenne d’assurance maladie.
- Monnaie : l’euro. Attention, l’Irlande du Nord, elle, fait partie du Royaume-Uni et utilise la livre sterling.
- Langues : l’anglais et l’irlandais (le gaélique), langue officielle que vous verrez sur tous les panneaux.
- Décalage horaire : une heure de moins qu’en France.
- Prises électriques : à trois broches, comme au Royaume-Uni. Prévoyez un adaptateur.
- Conduite : à gauche, sur des routes de campagne souvent étroites et sinueuses. Prenez votre temps.
- Urgences : le 112 ou le 999.
- Budget : l’Irlande est un pays assez cher, surtout Dublin pour l’hébergement. Les campagnes sont plus abordables.
- Transports : les bus et trains relient les grandes villes, mais pour explorer la côte et la campagne, la voiture est quasiment indispensable.
Comment y aller ? En avion, c’est rapide. Mais il existe une option que j’adore : le ferry depuis Cherbourg ou Roscoff, qui traverse vers les ports irlandais. Une longue traversée, mais quelle façon d’arriver ! Et c’est l’idéal pour partir avec sa voiture pour un road trip. Si vous optez pour l’avion, mes astuces pour réserver au meilleur prix sont par ici.
Que voir et que faire en Irlande ?
Dublin : une capitale à taille humaine. Le Trinity College et sa bibliothèque où est conservé le Livre de Kells, un manuscrit enluminé de plus de 1 000 ans, le quartier animé de Temple Bar (un peu touristique, mais à voir), les jardins de St Stephen’s Green, le musée de la brasserie Guinness et, pour comprendre l’histoire du pays, la prison de Kilmainham.
Les falaises de Moher : plus de 200 mètres de falaises plongeant dans l’Atlantique. Le site le plus célèbre du pays, à voir de préférence tôt le matin ou en fin de journée.
Le Burren : juste à côté, un étonnant plateau calcaire lunaire, avec des tombes préhistoriques.
Galway : la ville bohème de l’ouest, avec ses rues colorées et ses musiciens de rue. Parfaite pour les soirées dans les pubs.
Le Connemara : des lacs, des tourbières, des montagnes et des moutons partout. L’Irlande sauvage par excellence.
Le Ring of Kerry et la péninsule de Dingle : deux boucles routières spectaculaires dans le sud-ouest, avec des plages, des falaises et des villages colorés.
La Wild Atlantic Way : cette route touristique longe toute la côte ouest, sur plus de 2 500 km. Impossible de tout faire en un voyage : choisissez un tronçon et prenez votre temps.
Kilkenny : une jolie ville médiévale avec son château, dans le sud-est.
Hors des sentiers battus
- Newgrange : un tombeau préhistorique plus ancien que les pyramides d’Égypte. Au solstice d’hiver, le soleil levant pénètre dans la chambre funéraire par une ouverture prévue à cet effet. Pour l’amateur d’astronomie que je suis, c’est fascinant.
- Les îles d’Aran : au large de Galway, des îles où l’on parle encore irlandais, avec des murets de pierre à perte de vue et un fort préhistorique au bord des falaises.
- Le Donegal : le nord-ouest le plus sauvage, avec les falaises de Slieve League, encore plus hautes que celles de Moher et bien moins fréquentées.
- La réserve de ciel étoilé du Kerry : l’un des meilleurs endroits d’Europe pour observer la Voie lactée 🙂
- La Chaussée des Géants : en Irlande du Nord, ces milliers de colonnes de basalte sont un site classé à l’UNESCO (pensez aux livres sterling).
Un peu d’histoire et de culture
L’Irlande est habitée depuis des millénaires, comme le prouvent ses sites mégalithiques. Les Celtes y développent une culture riche, puis le christianisme arrive avec saint Patrick au Ve siècle, et l’île se couvre de monastères, véritables centres du savoir en Europe au Moyen Âge. Les Vikings fondent ensuite plusieurs villes, dont Dublin.
À partir du XIIe siècle commence une longue domination anglaise. Au XIXe siècle, la Grande Famine (1845-1849) fait environ un million de morts et pousse des millions d’Irlandais à émigrer, notamment vers les États-Unis. C’est pour ça qu’on trouve aujourd’hui une immense diaspora irlandaise dans le monde. Après l’insurrection de Pâques en 1916 et la guerre d’indépendance, le sud de l’île obtient son indépendance en 1922, tandis que l’Irlande du Nord reste britannique. L’accord du Vendredi saint, en 1998, a mis fin à des décennies de conflit dans le nord.
Côté culture, l’Irlande est une terre de conteurs et d’écrivains (Joyce, Yeats, Wilde, Beckett), de musique traditionnelle (les « sessions » dans les pubs, avec violon, flûte et bodhrán) et de sports gaéliques comme le hurling, l’un des sports les plus rapides au monde.
Que manger en Irlande ?
- L’Irish stew : un ragoût d’agneau et de pommes de terre, parfait après une journée venteuse.
- Le full Irish breakfast : œufs, bacon, saucisses, boudin noir et blanc, tomates… copieux !
- Le soda bread : un pain traditionnel sans levure, servi avec du beurre irlandais.
- Les fruits de mer : saumon fumé, moules, huîtres de Galway.
- Côté boissons : la Guinness, bien sûr, et le whiskey irlandais (avec un « e », contrairement au whisky écossais).
Mes conseils pour voyager en Irlande
- Prévoyez des vêtements de pluie et des couches : imperméable, pull, bonnes chaussures. Ma liste complète est dans que mettre dans ma valise.
- Ne sous-estimez pas les distances : les routes sont lentes. Mieux vaut une région bien explorée qu’un tour de l’île au pas de course.
- Allez au pub le soir, même si vous ne buvez pas d’alcool : c’est là que bat le cœur du pays.
- Visitez les sites célèbres tôt le matin pour éviter les bus de touristes.
- Téléchargez vos cartes hors ligne : le réseau est parfois faible sur la côte. Mes applis préférées sont dans les applications voyages.
Envie de prolonger le voyage ? L’Angleterre est juste de l’autre côté de la mer, et tous mes guides sont sur la page Europe 😉
