Parler de « la culture asiatique », c’est un peu comme parler de « la culture européenne » : ça ne veut pas dire grand-chose tant le continent est varié. Mais quelques grandes influences reviennent partout, et les connaître change complètement la façon de regarder un temple, un plat ou même un simple salut. Voici les clés essentielles, sans cours magistral, promis 😉
Les grandes civilisations anciennes
L’Asie est l’un des berceaux de l’humanité organisée. Dans la vallée de l’Indus, au Pakistan et dans le nord-ouest de l’Inde actuels, des villes très avancées existaient déjà il y a plus de 4 000 ans. En Chine, les dynasties se succèdent pendant des millénaires, et c’est le premier empereur, Qin Shi Huang, qui unifie le pays au IIIe siècle avant J.-C. On lui doit notamment la célèbre armée de terre cuite de Xi’an.
Plus tard, des empires puissants marquent le paysage : l’empire khmer, qui construit Angkor au Cambodge, les royaumes de Java avec le temple de Borobudur, ou encore l’empire moghol en Inde, à qui l’on doit le Taj Mahal.
Les religions, clés de compréhension
C’est sans doute le point le plus important pour comprendre ce que vous allez voir.
- L’hindouisme : né en Inde, il est la religion majoritaire en Inde et au Népal, et on le retrouve à Bali. Temples colorés, offrandes, fêtes spectaculaires.
- Le bouddhisme : né lui aussi en Inde il y a environ 2 500 ans, il s’est répandu dans toute l’Asie. Il domine en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, au Myanmar et au Sri Lanka, et marque fortement le Japon, la Corée, la Chine ou le Vietnam.
- L’islam : majoritaire en Indonésie (le pays qui compte le plus de musulmans au monde), en Malaisie ou au Bangladesh.
- Le confucianisme et le taoïsme : plus des philosophies que des religions, ils influencent profondément la Chine, la Corée et le Vietnam : respect des aînés, de la hiérarchie, importance de l’harmonie.
- Le shintoïsme : propre au Japon, il coexiste avec le bouddhisme. Les torii, ces portails rouges, marquent l’entrée des sanctuaires shinto.
Routes commerciales et colonisation
Pendant des siècles, les routes de la soie et les routes maritimes des épices ont relié l’Asie à l’Europe et au Moyen-Orient, faisant circuler marchandises, idées et religions. À partir du XVIe siècle, les puissances européennes s’installent : Portugais, Néerlandais, Britanniques, Espagnols et Français. Vous en verrez des traces un peu partout, de l’architecture coloniale de Hanoï ou de Penang aux églises de Goa.
Le XXe siècle est marqué par les indépendances, souvent après des luttes longues et douloureuses : l’Inde en 1947 après le mouvement porté par Gandhi, l’Indonésie, le Vietnam… Des guerres terribles ont aussi profondément marqué certains pays, comme le Vietnam ou le Cambodge sous les Khmers rouges. Les musées et mémoriaux qui leur sont consacrés sont durs à visiter, mais essentiels pour comprendre ces pays.
Les codes du quotidien
- Le salut : courbette au Japon et en Corée, mains jointes (le « wai » en Thaïlande, le « namasté » en Inde et au Népal). La poignée de main reste acceptée avec les voyageurs.
- Ne pas perdre la face : dans beaucoup de cultures asiatiques, on évite le conflit ouvert et la critique directe. Un « peut-être » veut souvent dire « non ».
- Les chaussures : on les retire avant d’entrer dans une maison, un temple, et parfois même certains restaurants ou boutiques.
- Les baguettes : on ne les plante jamais verticalement dans un bol de riz, un geste associé aux rites funéraires.
- Le pourboire : au Japon, il peut même être mal perçu. Ailleurs, il dépend des pays et des zones touristiques.
La cuisine, un voyage à elle seule
Pour moi, la meilleure porte d’entrée dans une culture, c’est sa table. Et en Asie, on est servi :
- Le Japon : sushis, ramen, tempura, et un vrai culte du produit et de la saison.
- La Thaïlande : l’équilibre entre sucré, salé, acide et pimenté, du pad thaï au curry vert.
- Le Vietnam : le pho, les rouleaux de printemps, le banh mi, des herbes fraîches partout.
- L’Inde : une cuisine qui change totalement d’une région à l’autre, souvent végétarienne, riche en épices.
- La Corée : le kimchi, le barbecue coréen, le bibimbap.
La street food est souvent la meilleure (et la moins chère) façon de manger. Mon astuce : choisissez les stands où les locaux font la queue, c’est le meilleur gage de qualité et de fraîcheur.
Les grandes fêtes
Partir pendant une fête, c’est voir un pays vibrer, à condition de réserver tôt :
- Le Nouvel An lunaire (fin janvier ou février selon les années) : en Chine, au Vietnam (le Têt), en Corée…
- Songkran en Thaïlande, mi-avril : le Nouvel An thaï et sa gigantesque bataille d’eau.
- Holi en Inde et au Népal, au printemps : la fête des couleurs.
- Diwali en Inde, à l’automne : la fête des lumières.
- Le hanami au Japon : pique-niquer sous les cerisiers en fleurs.
Envie de passer de la théorie à la pratique ? Direction que faire en Asie !
