Italie

L’Italie, c’est un peu un musée à ciel ouvert… mais un musée où l’on mange divinement bien 😄 Rome, Florence, Venise, les lacs, les Dolomites, la Sicile : chaque région pourrait être un pays à elle seule, avec ses paysages, son dialecte et, bien sûr, sa cuisine.

Et comme pour l’Espagne, elle a ce gros avantage d’être juste à côté. Pas de décalage horaire, pas de change, et des vols courts depuis toute la France (le train est aussi possible pour le nord).

Pourquoi partir en Italie ?

  • L’histoire : de la Rome antique à la Renaissance, l’Italie fait partie des pays qui comptent le plus de sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO.
  • L’art : Michel-Ange, Léonard de Vinci, Raphaël, Botticelli… on croise des chefs-d’œuvre jusque dans les petites églises de village.
  • Les paysages : les collines de Toscane, les lacs du nord, les Dolomites, la côte amalfitaine, les volcans du sud.
  • La table : chaque région a ses pâtes, ses fromages, ses vins. Rien que pour ça, le voyage vaut le coup.
  • L’art de vivre : l’espresso au comptoir, l’aperitivo en fin de journée, la passeggiata du soir sur la place du village.

Quand partir en Italie ?

Vous commencez à me connaître : je fuis la foule. Et en Italie, l’été, la foule est partout. Rome, Florence, Venise ou les Cinque Terre deviennent très chargées, les prix grimpent et la chaleur peut être écrasante, surtout dans le sud.

  • Le printemps (avril à juin) : pour moi la meilleure période. Températures agréables, campagne verte et fleurie, journées longues.
  • L’automne (septembre à octobre) : la mer est encore bonne dans le sud, les vendanges colorent la Toscane et le Piémont, et les touristes repartent.
  • L’hiver : idéal pour les villes d’art, avec des musées presque vides. Et pour le ski ou les paysages enneigés, direction les Dolomites et les Alpes.
  • L’été : si vous partez en juillet-août, privilégiez la montagne ou visitez tôt le matin. Et sachez qu’autour du 15 août (Ferragosto), beaucoup d’Italiens partent eux-mêmes en vacances : certains commerces ferment dans les villes.

À savoir avant de partir

  • Papiers : pour un ressortissant français, une carte d’identité ou un passeport valide suffit. Pensez à la carte européenne d’assurance maladie.
  • Monnaie : l’euro. La carte bancaire passe presque partout, mais gardez un peu de liquide pour les petits cafés et les marchés.
  • Le « coperto » : au restaurant, un petit montant par personne est souvent ajouté pour le couvert. C’est normal, ce n’est pas une arnaque.
  • Le café : boire son espresso debout au comptoir coûte moins cher qu’en terrasse. Faites comme les Italiens 😉
  • Les trains : le réseau à grande vitesse relie très bien les grandes villes (Milan, Venise, Florence, Rome, Naples). Pour les trains régionaux avec billet papier, pensez à le valider avant de monter.
  • En voiture, attention aux ZTL : ce sont des zones à circulation limitée dans les centres historiques, surveillées par caméras. Y entrer sans autorisation, c’est l’amende assurée, parfois reçue des mois plus tard. Garez-vous en dehors et finissez à pied.
  • Taxe de séjour : la plupart des villes touristiques en appliquent une, payée à l’hébergement. Venise a même mis en place un droit d’accès certains jours pour les visiteurs qui ne dorment pas sur place.
  • Tenue dans les églises : épaules et genoux couverts, notamment à Saint-Pierre de Rome et au Vatican. Un foulard dans le sac règle le problème.
  • Urgences : le 112, comme partout en Europe.

Pour les billets d’avion, mes astuces sont par ici : réserver ses billets d’avion au meilleur prix. Et pour le sac, ma liste est là : que mettre dans sa valise.

Que voir et que faire en Italie ?

Mon conseil habituel : ne cherchez pas à tout voir en un seul voyage. Une ou deux régions bien vécues valent mieux qu’un marathon de gare en gare.

Rome et le Latium : le Colisée et le Forum romain, le Panthéon, la fontaine de Trevi, la place Navone, et le Vatican avec la basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine. Le soir, perdez-vous dans le quartier du Trastevere.

Florence et la Toscane : le Duomo et sa coupole, la galerie des Offices, le Ponte Vecchio. Autour, Sienne et sa place en forme de coquillage, San Gimignano et ses tours, et les collines du Val d’Orcia, parfaites pour les amoureux de photo au lever du soleil.

Venise et la Vénétie : la place Saint-Marc, le Grand Canal, le pont du Rialto… mais surtout, ses ruelles et ses petits canaux loin des grands axes. Prenez le vaporetto jusqu’à Burano et ses maisons colorées. Vérone, la ville de Roméo et Juliette, est à deux pas.

Le nord : lacs et montagnes : le lac de Côme et le lac de Garde pour leurs villages au bord de l’eau, les Dolomites pour des randonnées spectaculaires, et Milan pour sa cathédrale et la Cène de Léonard de Vinci (à réserver longtemps à l’avance).

Les Cinque Terre et la Ligurie : cinq villages colorés accrochés à la falaise, reliés par des sentiers et un petit train. Superbe, mais très fréquenté : visez le printemps ou l’automne.

Naples et la Campanie : Naples, intense et vivante, la vraie pizza, puis Pompéi et Herculanum, figées par l’éruption du Vésuve en 79. Et bien sûr, la côte amalfitaine avec Positano et Amalfi.

Les Pouilles et la Basilicate : les trulli d’Alberobello, ces maisons au toit conique, la ville baroque de Lecce, et Matera, ses habitations creusées dans la roche, les « Sassi ».

La Sicile : l’Etna, l’un des volcans les plus actifs d’Europe, Palerme et ses marchés, Taormine, Syracuse, et la vallée des Temples d’Agrigente.

La Sardaigne : des plages à l’eau turquoise et un intérieur sauvage, avec ses mystérieuses tours de pierre préhistoriques, les nuraghes.

Hors des sentiers battus

  • Bologne : ses kilomètres d’arcades, ses tours médiévales et sa cuisine, souvent considérée comme la meilleure du pays.
  • Turin : élégante, royale, et la patrie du chocolat gianduja.
  • Civita di Bagnoregio : un village perché sur un piton qui s’effrite, accessible par une passerelle.
  • Orvieto : une ville sur un rocher, avec une cathédrale éblouissante.
  • Les Marches et les Abruzzes : des régions encore peu touristiques, entre mer, montagnes et villages médiévaux.

Et pour les amateurs d’étoiles comme moi : en montagne, dans les Dolomites ou les Abruzzes, loin des lumières des villes, le ciel de nuit est souvent magnifique.

Histoire et culture

D’abord terre des Étrusques, l’Italie voit naître Rome, qui va dominer tout le bassin méditerranéen pendant des siècles. Après la chute de l’Empire romain d’Occident, en 476, la péninsule se morcelle en royaumes, duchés et puissantes cités comme Venise, Gênes ou Florence.

C’est à Florence, aux XVe et XVIe siècles, que naît la Renaissance, portée par des familles comme les Médicis et des génies comme Léonard de Vinci et Michel-Ange. L’Italie ne devient un pays unifié qu’en 1861, après le Risorgimento mené notamment par Garibaldi, et Rome n’en devient la capitale qu’en 1871. Après la période fasciste et la Seconde Guerre mondiale, les Italiens choisissent la République par référendum en 1946.

Cette histoire morcelée explique pourquoi l’attachement à sa ville et à sa région est encore si fort. Un Napolitain et un Milanais ne mangent pas pareil, ne parlent pas tout à fait pareil, et vous le feront savoir 😄

Que manger en Italie ?

  • Les pâtes, version régionale : carbonara et cacio e pepe à Rome, ragù à Bologne (on ne parle pas de « spaghetti bolognaise » là-bas !), pesto en Ligurie.
  • La pizza napolitaine : pâte fine au centre, bords bien gonflés. L’art des pizzaïolos napolitains est même inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO.
  • Le risotto dans le nord, notamment le risotto à la milanaise.
  • Les arancini en Sicile, des boulettes de riz frites et farcies.
  • Le gelato : fuyez les montagnes de glace aux couleurs fluo, les bons glaciers conservent leurs glaces dans des bacs fermés.
  • L’aperitivo : un spritz en fin de journée, souvent accompagné de petites choses à grignoter.

Petit code local : le cappuccino, c’est le matin. Le commander après un repas fera sourire le serveur 😉

Mes conseils

  • Réservez les grands sites à l’avance : Vatican, galerie des Offices, Cène de Léonard de Vinci, Colisée.
  • Levez-vous tôt : la fontaine de Trevi ou le Ponte Vecchio à 7h du matin, c’est une autre ville. Et la lumière est idéale pour la photo.
  • Une ou deux visites par jour, pas plus, et le reste du temps, flânez. En Italie, la petite rue sans intérêt apparent cache souvent une trattoria, une église baroque ou une place parfaite pour un café.
  • Prenez le train entre les grandes villes : c’est rapide, confortable, et ça évite les ZTL.
  • Méfiez-vous des restaurants avec rabatteurs et menus traduits en dix langues près des monuments. Faites deux rues de plus.

Pour préparer tout ça, je vous partage mes applications voyage préférées, et vous trouverez les autres pays sur ma page Europe. Buon viaggio !