Grèce

La Grèce, c’est la mer d’un bleu irréel, des maisons blanches, des ruines vieilles de plus de 2 500 ans… et des centaines d’îles. De quoi rêver avant même d’avoir réservé quoi que ce soit 😄

Mais la Grèce, ce n’est pas que les cartes postales de Santorin. Il y a aussi des montagnes, des monastères perchés sur des pitons rocheux, des villages où le temps semble s’être arrêté, et une hospitalité qui a même un nom : la philoxenia, l’amour de l’étranger, de l’invité.

Pourquoi partir en Grèce ?

  • L’histoire : l’Acropole d’Athènes, Delphes, Olympie, Mycènes, le palais de Knossos en Crète… le berceau de la démocratie, du théâtre et des Jeux olympiques.
  • Les îles : il y en a pour tous les goûts, des plus connues aux plus sauvages.
  • Les paysages : des criques turquoise, mais aussi des gorges, des montagnes et des oliveraies à perte de vue.
  • La table : simple, généreuse, ensoleillée.
  • Le ciel : et ça, c’est l’astronome amateur qui parle. Une bonne partie des constellations qu’on observe portent des noms tirés de la mythologie grecque : Orion, Persée, Andromède, Cassiopée… Les regarder depuis une île grecque, loin des lumières, a quelque chose de magique.

Quand partir en Grèce ?

  • Mai-juin et septembre-octobre : pour moi, les meilleures périodes. Il fait chaud mais supportable, la mer est agréable (surtout en septembre), et les îles sont bien moins bondées.
  • Juillet-août : la haute saison. Très chaud, avec parfois des vagues de chaleur, des prix au plus haut et des îles comme Santorin ou Mykonos littéralement prises d’assaut. C’est aussi la saison du meltemi, un vent du nord qui souffle fort sur la mer Égée et peut secouer, voire retarder, les ferries.
  • L’hiver : attention, c’est là que mon amour de la basse saison a ses limites 😉 Beaucoup d’îles vivent au ralenti, une partie des hôtels et des restaurants ferment, et les liaisons en ferry sont réduites. En revanche, Athènes, Thessalonique, le Péloponnèse ou les Météores se visitent très bien, sans personne.

Petit plus si vous partez au printemps : la Pâque orthodoxe, la plus grande fête de l’année en Grèce, avec processions et feux d’artifice. Elle ne tombe pas forcément à la même date que chez nous.

À savoir avant de partir

  • Papiers : carte d’identité ou passeport valide pour les Français. N’oubliez pas la carte européenne d’assurance maladie.
  • Monnaie : l’euro. Gardez un peu de liquide, notamment sur les petites îles.
  • Décalage horaire : une heure de plus qu’en France, toute l’année.
  • Langue : le grec, avec son alphabet. Dans les lieux touristiques, les panneaux sont souvent aussi écrits en caractères latins. « Yassas » (bonjour) et « efharisto » (merci) vous ouvriront bien des sourires.
  • Prises électriques : les mêmes qu’en France.
  • Pourboire : pas obligatoire, on arrondit ou on laisse quelques pièces.
  • Taxe de séjour : une taxe par nuit est appliquée dans les hébergements.
  • Eau : sur de nombreuses îles, l’eau du robinet n’est pas recommandée à la boisson. Renseignez-vous sur place.
  • Toilettes : dans beaucoup d’endroits, le papier ne va pas dans la cuvette mais dans la poubelle à côté. Les canalisations sont étroites, ce n’est pas une blague 😄
  • Urgences : le 112.

Se déplacer entre les îles

Le ferry, c’est la grande aventure grecque. Des ferries classiques, lents mais stables, et des bateaux rapides, plus chers et plus sensibles à la houle. Depuis Athènes, les départs se font principalement des ports du Pirée et de Rafina. En été, réservez à l’avance, surtout si vous voyagez avec une voiture.

Mon conseil : ne prévoyez pas trop d’îles. Deux ou trois îles proches dans le même archipel, c’est l’idéal. Chaque traversée prend du temps, et c’est toujours mieux de profiter d’une île que de la regarder depuis le pont d’un bateau. Si vous avez le mal de mer (ou si comme moi, les transports où l’on ne maîtrise rien vous stressent), choisissez les gros ferries, beaucoup plus stables.

Que voir et que faire en Grèce ?

Athènes : l’Acropole et le Parthénon (allez-y à l’ouverture, avant la chaleur et la foule), le musée de l’Acropole, les ruelles de Plaka et d’Anafiotika, et le coucher de soleil depuis la colline de Lycabette ou de Philopappou.

Le continent :

  • Delphes, le sanctuaire d’Apollon à flanc de montagne.
  • Les Météores, des monastères perchés au sommet d’immenses pitons rocheux. Un des paysages les plus impressionnants d’Europe.
  • Le Péloponnèse : Nauplie, Mycènes, le théâtre d’Épidaure à l’acoustique incroyable, Olympie, et la citadelle de Monemvasia.
  • Thessalonique, la deuxième ville du pays, vivante et étudiante.

Les Cyclades : les îles des maisons blanches et des volets bleus. Santorin et sa caldeira, Mykonos la festive, mais aussi Naxos, Paros, Milos et ses criques lunaires, ou les plus tranquilles Folegandros et Sifnos.

La Crète : la plus grande île grecque, presque un pays à elle seule. Le palais de Knossos, les gorges de Samaria, les plages de Balos et d’Elafonissi, et la jolie ville de La Canée.

Les îles Ioniennes : à l’ouest, plus vertes. Corfou et sa vieille ville, Céphalonie, Zante et sa célèbre plage du Navagio.

Le Dodécanèse : Rhodes et sa vieille ville médiévale fortifiée, Kos, Symi et son port coloré.

Hors des sentiers battus

  • Le Zagori, en Épire : des villages de pierre et les gorges de Vikos, parmi les plus profondes du monde.
  • Le Magne, dans le Péloponnèse : une péninsule sauvage aux maisons-tours.
  • Le Pélion : une montagne verdoyante qui plonge dans la mer.
  • Les petites Cyclades : Koufonissia, Schinoussa… le calme absolu.

Histoire et culture

Tout commence avec les civilisations minoenne, en Crète, puis mycénienne. Au Ve siècle avant J.-C., Athènes vit son âge d’or : la démocratie, le Parthénon, les philosophes, le théâtre. Alexandre le Grand porte ensuite la culture grecque jusqu’en Inde, avant que la Grèce ne passe sous domination romaine, puis byzantine.

Pendant près de quatre siècles, le pays fait partie de l’Empire ottoman. La guerre d’indépendance commence en 1821 et aboutit à la création d’un État grec moderne. Et en 1896, c’est Athènes qui accueille les premiers Jeux olympiques modernes, un joli clin d’œil à l’Antiquité.

Aujourd’hui, la religion orthodoxe rythme encore beaucoup la vie, les fêtes et le calendrier. Et partout, vous croiserez ces petites chapelles blanches perdues dans la campagne.

Que manger en Grèce ?

  • Les mezzés : de petites assiettes à partager, la meilleure façon de goûter un peu de tout.
  • La salade grecque (horiatiki) : tomates, concombre, oignon, olives et un bloc de feta.
  • Le tzatziki, la moussaka, la spanakopita (feuilleté aux épinards et à la feta).
  • Le souvlaki et le gyros : la street food grecque, parfaite pour un déjeuner rapide.
  • Le poisson grillé dans une taverne au bord de l’eau.
  • Le yaourt grec au miel et les loukoumades, des beignets au miel.
  • Et pour les boissons : l’ouzo à l’apéritif, et le café frappé ou freddo pour survivre à la chaleur 😉

Mes conseils

  • Visitez les sites antiques à l’ouverture : moins de monde, moins de chaleur, et une lumière superbe pour les photos.
  • Chapeau, crème solaire et eau en permanence, même au printemps.
  • Ne cherchez pas à collectionner les îles. Posez-vous, louez un scooter ou une petite voiture, et explorez.
  • Mangez où mangent les Grecs, souvent tard le soir, et fuyez les tavernes avec photos des plats et rabatteurs.
  • Pour Santorin : allez-y hors saison si vous pouvez, et regardez le coucher de soleil ailleurs qu’à Oia, beaucoup moins bondé.

Pour votre valise, ma liste est par ici : que mettre dans sa valise. Pour les vols, mes astuces sont là : réserver ses billets d’avion. Et pour les autres destinations, rendez-vous sur ma page Europe. Kalo taxidi, bon voyage !